Tout comme Ari Aster, Robert Eggers (The Witch) fait partie de ces rares cinĂ©astes actuels oeuvrant dans l’horreur adulte. Il devrait surprendre (voire plus) avec The Lighthouse, son nouveau film avec Willem Dafoe et Robert Pattinson, prĂ©sentĂ© Ă  la Quinzaine des RĂ©alisateurs.

PAR GUILLAUME CAMMARATA

Au cours de cette dĂ©cennie, ils sont deux Ă  ĂŞtre arrivĂ©s sans crier gare Ă  donner un coup de pied magistral dans la fourmilière et Ă  s’imposer d’emblĂ©e en nouveaux maitres de l’horreur adulte. Les deux cinĂ©astes en question ont pour point commun d’avoir fait intervenir le mal pour faire tomber les masques et rĂ©duire la sacro-sainte famille en charnier de luxe propice Ă  la naissance du DĂ©mon. A ma gauche, se trouve Ari Aster dont le prochain et très très attendu Midsommar semble prendre la tangente du film de secte dĂ©jĂ  prĂ©sente dans HĂ©rĂ©ditĂ©. A ma droite, le beau Robert Eggers, hipster fan de Ken Loach, de Federico Fellini, d’Andrei Tarkovski et de John Cassavetes, qui rejoint la sĂ©lection de la Quinzaine des rĂ©alisateurs cette annĂ©e avec The Lighthouse.

Que l’on ait ou non aimĂ© son coup d’essai (The Witch et ses visions tĂ©tanisantes), difficile de nier les qualitĂ©s esthĂ©tiques et scĂ©naristiques d’une première Ĺ“uvre jusqu’au boutiste oĂą toutes les valeurs familiales Ă©taient transgressĂ©es dans un sabbat incandescent.
Composant chaque plan avec une minutie diabolique dans leurs significations et une retenue dans la grandiloquence digne d’un vieux de la vieille qui n’aurait dĂ©jĂ  plus rien Ă  prouver, il sait ce qu’il veut. Une vision forte de la part d’un rĂ©alisateur, c’est tout ce dont j’ai besoin, nous avouait-il en entretien. Ayant reçu des Ă©loges quasi unanimes pour The Witch et Ă©tant dĂ©sormais confiant en son talent de cinĂ©aste, celui qui a Ă©tĂ© marquĂ© Ă  vie par Barry Lyndon de Stanley Kubrick, Le fils des frères Dardenne et Requiem pour un massacre de Elem Klimov nous a concocté ce qui se profile comme la grande attente horrifique de ces sĂ©lections cannoises. De l’histoire, on ne sait pas encore grand-chose (et c’est tant mieux) si ce n’est qu’elle se dĂ©roule Ă  la fin du XIXème siècle et comptera l’histoire de deux gardiens de phare (Willem Dafoe et Robert Pattinson) sur une Ă®le de la nouvelle Angleterre. 

TournĂ©e dans un en 35mm noir et blanc, cette variation expĂ©rimentale de mythe marin devrait nous en mettre plein les mirettes. Bref, comme vous l’aurez compris, attente chaos maximale!

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