Alexis donne sa liste des films Ă  voir pendant le đŸ˜·

0
678

Parce que le Chaos est avec vous pendant la Coronapocalypse, voici notre sĂ©lection de films (pas forcĂ©ment anxiogĂšnes) Ă  regarder pendant que vous ĂȘtes chez vous.

The Thing (John Carpenter, 1982)
Parce qu’en plein confinement, regarder The Thing relĂšve de la bravoure! Si le caractĂšre purement effrayant de ce bijou n’est plus Ă  prouver, «La Chose» de Carpenter trouve dans le contexte actuel (Ă©pidĂ©mie, confinement, paranoĂŻa et protectionnisme amĂ©ricain nausĂ©abond) une dimension visionnaire stupĂ©fiante.

Paranormal Activity (Oren Peli, 2007)
Parce qu’il faudra bien vous habituer aux escaliers qui craquent pendant les quarante-cinq prochains jours ! Comme nombre de films de genres, Paranormal Activity a souffert de sa tripotĂ©e de suites toutes plus mal branlĂ©es les unes que les autres (merci Jason Bloum-Bloum), mĂȘme s’il fallait reconnaĂźtre aux deuxiĂšme et troisiĂšme volet une approche ludique de l’horreur plutĂŽt attrayante. Ce serait oublier que le premier film relĂšve, dans sa forme et dans la rigueur de son dispositif, d’une puretĂ© saisissante.

About Time (Richard Curtis, 2013)
Parce qu’il faudra bien verser quelques larmichettes mĂ©lancoliques. On ne va quand mĂȘme pas se priver d’un petit moment de douceur so british pendant cette maudite quarantaine, il s’agirait de ne pas devenir insensible. SĂ»rement le meilleur film de Richard Curtis Ă  ce jour, About Time est une parenthĂšse enchantĂ©e, petite mignardise au doux parfum d’amour et de nostalgie qui se consomme sans la moindre modĂ©ration. Attention, la prĂ©sence d’une moitiĂ© est fortement recommandĂ©e.

The Irishman (Martin Scorsese, 2019)
Parce qu’on n’arrĂȘte pas de vous dire que c’est un chef-d’Ɠuvre, et qu’il serait grand temps de vous plonger dans ce film-monstre, tragĂ©die post-moderne et tĂ©moin flamboyant d’une Ă©poque de cinĂ©ma rĂ©volue. Et mĂȘme si vous trouvez qu’on en fait trop, ça vous fera de toute façon 3h30 en moins passĂ©es Ă  regarder F.R.I.E.N.D.S pour la trente-quatriĂšme fois.

Douze Hommes en ColĂšre (Sidney Lumet, 1957)
Parce que si c’est du confinement qu’il vous faut, vous ne trouverez pas mieux! Chef-d’Ɠuvre magistral du huis-clos judiciaire, coup d’essai prodigieux d’un jeune rĂ©alisateur vouĂ© Ă  devenir un maĂźtre, anticipation mesurĂ©e mais brillante du combat pour les Droits Civiques qui se jouera dix ans plus tard… On pourrait puiser longtemps encore dans notre besace de superlatifs, le mieux est d’arrĂȘter tout et de foncer le (re)voir: Douze Hommes en ColĂšre, c’est comme le bon vin, ça ne vieillira jamais.

The X-Files (Chris Carter, 1994-2018)
Parce que certains prendront la notion de confinement vraiment au pied de la lettre. Entre son scĂ©nario alambiquĂ© et captivant, l’alchimie mythique de son tandem et son esthĂ©tique spielbergienne dĂ©licieusement teintĂ©e nineties, The X-Files est un must incontournable de la science- fiction complotiste, un thriller haletant et dĂ©bordant d’imagination (malgrĂ© un revival hĂ©las un peu maigrichon). Avec ça, les quarante-cinq jours passeront comme un weekend de PentecĂŽte.

Before Sunset (Richard Linklater, 2005)
Parce que Paris manquera aux Parisiens, et bien plus vite qu’on ne le pense. DeuxiĂšme volet de la trilogie de Linklater sur la vie d’un couple (Ethan Hawke et Julie Delpy, excusez du peu), Before Sunset se veut le parcours romantico-dĂ©pressif de deux Ăąmes esseulĂ©es se retrouvant aprĂšs neuf ans de silence dans les rues d’un Paris de carte postale. C’est beau, trĂšs beau, bouleversant mĂȘme, Linklater accouchant, par le minimalisme de son filmage, d’une nouvelle forme de romantisme.

Independence Day (Roland Emmerich, 1996)
Parce qu’il vous faudra votre dose de popcorns et de CGI. Si la carriĂšre d’Emmerich a connu des hauts et des bas (cf. le souvenir douloureux de son Godzilla sorti d’une mauvaise foire Ă  la saucisse), Independence Day se voit souvent affublĂ© Ă  tort d’un discours impĂ©rialiste et droitard alors qu’il prĂŽne prĂ©cisĂ©ment le contraire. De toute façon, ce qui vous intĂ©resse, c’est de voir des extra-terrestres faire exploser des gros trucs et sous cet angle, Independence Day fait figure de valeur sĂ»re. Si aprĂšs ça, vous n’avez pas envie de lui casser la gueule au coronavirus…

Showgirls (Paul Verhoeven, 1997)
Parce qu’il vous faudra bien rĂȘver, seul dans votre lit pendant un mois… Entre le film de beauf suintant le porno de bas-Ă©tage ou la charge sociale et politique d’une pertinence aiguisĂ©e, Showgirls n’a pas choisi et c’est trĂšs bien comme ça. A l’heure oĂč les femmes reprennent peu Ă  peu l’espace qu’un monde poussiĂ©reux leur a trop souvent confisquĂ©, le film de Verhoeven apparaĂźt comme une Ɠuvre puissamment fĂ©ministe, dans ses excĂšs comme dans ses surgissements hyperrĂ©alistes (cf. la scĂšne de viol, absolument traumatisante), dans lequel les femmes et leurs corps dĂ©vorent l’écran comme le cƓur d’un Kyle MacLachlan des grands jours.

Jurassic Park (Steven Spielberg, 1993)
Parce que dans le genre gros bonbon hollywoodien au doux parfum de l’enfance, on ne fait pas mieux. Il y a des films comme ça qu’il faut revoir tout le temps, parce que la magie y opĂšre si fort que ni le temps ni le coronavirus n’auront le moindre impact sur eux. Sorti la mĂȘme annĂ©e que La Liste de Schindler (bonjour le changement d’ambiance), Jurassic Park est peut-ĂȘtre le film le plus lumineux et le plus joyeusement naĂŻf de tonton Steven – mĂȘme si son discours Ă©cologique en ferait presque une Ɠuvre d’anticipation. Et puis, que serait une liste de recommandations sans au moins un Spielberg dedans, on se le demande.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaĂźt entrez votre commentaire!
S'il vous plaĂźt entrez votre nom ici