La comĂ©dienne AnĂ©mone est dĂ©cĂ©dĂ©e ce mardi 30 avril 2019, Ă  l’âge de 68 ans, des suites d’une longue maladie. Hommage chaos.

PAR GILLES BOTINEAU

Anne Bourguignon, connue sous le nom d’AnĂ©mone, est morte mardi 30 avril Ă  l’âge de 68 ans des suites d’une «longue maladie», a prĂ©cisĂ© son agent Elisabeth Tanner. ComĂ©dienne populaire ayant fait ses dĂ©buts dans le cafĂ©-théâtre et qui doit son surnom Ă  Philippe Garrel (ce dernier l’a fait tourner dans son premier film, AnĂ©mone en 1968), elle s’était notamment rendue inoubliable en incarnant ThĂ©rèse, une bĂ©nĂ©vole pour «SOS DĂ©tresse amitié» dans l’hilarant Le Père NoĂ«l est une ordure, classique des classiques rĂ©alisĂ© par Jean-Marie PoirĂ© en 1982, avec la fine troupe du Splendid. «C’est fin, très fin, ça se mange sans faim». «Oh ! une serpillière, c’est formidable, ThĂ©rèse, je suis ravi… Non, Pierre, c’est un gilet»: ces rĂ©pliques sont devenues cultes. A l’affiche de nombreuses comĂ©dies comme Viens chez moi, j’habite chez une copine (1982), de Patrice Leconte, elle incarne aussi des rĂ´les plus sensibles comme le personnage de Marcelle dans l’hyper Ă©mouvant Le Grand Chemin (1987), de Jean-Loup Hubert, qui lui valut un CĂ©sar de la meilleur actrice l’annĂ©e suivante. Selon ses mots, le film qu’elle prĂ©fère de sa filmographie s’avère le non moins Ă©mouvant Le petit prince a dit de Christine Pascal.

En hommage, le Chaos vous soumet cinq idées de films à (re)voir. Ou pas !

Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine de Coluche (1977)
Pour son premier – et dernier (car déçu du rĂ©sultat) – long-mĂ©trage en tant que rĂ©alisateur, Coluche ne lĂ©sine sur rien: un gag – bon ou mauvais – toutes les dix secondes, d’excellents comĂ©diens – et grandes stars en devenir (GĂ©rard Lanvin, Michel Blanc, GĂ©rard Jugnot, Roland Giraud…) – sans oublier une bande-son («On m’aaaaappeeeellllleeee le Chevalier Blanc…») conçue par Serge Gainsbourg. L’ensemble est certes foutraque, mais irrĂ©sistiblement con. Finalement, Coluche aurait peut-ĂŞtre dĂ» poursuivre en ce sens…

Poules et frites de Luis Rego (1987)
Pour son premier – et dernier (car déçu du rĂ©sultat) – long-mĂ©trage en tant que rĂ©alisateur, Luis Rego a, quant Ă  lui, lĂ©sinĂ© sur tout. Rien ne fonctionne, ou presque. Ne reste, en dĂ©finitive, que le casting – particulièrement dingue ! – composĂ© de Michel Galabru, Claude Gensac, Marc Jolivet, Claire Nadeau… et d’AnĂ©mone, donc. Puis, avouons-le, on adore le titre.

Les Bidochon de Serge Korber (1996)
D’un projet de Jean Yanne hĂ©las avortĂ©, Serge Korber sauve les meubles comme il peut. AnĂ©mone et Jean-François StĂ©venin succèdent Ă  Ginette Garcin et Jacques Villeret – initialement pressentis – auxquels s’ajoutent Elie Semoun, Arthur… mais aussi Daniel GĂ©lin, Annie Girardot, Jean-Luc Bideau, Richard Darbois ou encore Jean-Pierre Cassel. Ă€ l’arrivĂ©e, le film a, par consĂ©quent, un mininum d’allure. Et, soyons justes, en terme d’adaptation de BD, le cinĂ©ma français a tout de mĂŞme fait pire entretemps…

Ma femme s’appelle Maurice de Jean-Marie PoirĂ© (2002)
D’une très mauvaise pièce de théâtre, il Ă©tait quasi impossible de tirer un chouette film. C’est pourquoi, inĂ©vitablement, Jean-Marie PoirĂ© se plante, en dĂ©pit d’une mise en scène explosive (trop?) et un paquet de bons comĂ©diens (une vedette dans chaque rĂ´le!) qui se donnent. Parmi eux, AnĂ©mone, ici mariĂ©e Ă  Martin Lamotte, et portant le nom de Claire Trouaballe. Difficile de mieux rĂ©sumer… Plus de 700 000 spectateurs y ont quand mĂŞme crĂ»!

Le grimoire d’Arkandias de Julien Simonet et Alexandre Castagnetti (2014)
Un «Harry Potter Ă  la française» avec Christian Clavier, Isabelle Nanty, AnĂ©mone et Armelle? N’en jetez plus… et prĂ©cipitez-vous dessus!

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