MORGAN BIZET: Rage (David Cronenberg, 1977)
Atteint de la Covid depuis quelques jours [NDLR. Repose-toi bien Morgan, mais non, tu n’échapperas au visionnage de Je te veux moi non plus avec Inès Reg quand tu seras guéri], je me suis forcément tourné vers des films de contagion. Mon préféré reste certainement ce bijou bis de David Cronenberg, Rage, où l’actrice culte de films pornographiques Marylin Chambers contamine toute personne qu’elle croise par le biais d’un dard vampirique et phallique situé sous l’une de ses aisselles. Une malformation née d’une opération expérimentale suite à un accident grave en moto. Du Body Horror pur jus qui croise le film de zombies (les contaminés sont atteints d’une forme de rage dévorante), dans un décor de ville canadienne froide et bitumée (disponible sur Shadowz)

GUILLAUME CAMMARATA: La piel que habito (Pedro Almodòvar, 2011)
L’incursion du réalisateur espagnol dans le registre du thriller horrifique lui a particulièrement réussi. Adaptation libre du roman français Mygale de Thierry Jonquet, cette histoire glauque sur un chirurgien savant fou (Antonio Banderas) retenant prisonnière une mystérieuse patiente fascine et angoisse à chaque visionnage (disponible en DVD)

GERARD DELORME: Katie Tippel (Paul Verhoeven, 1975)
Le plus buñuelien des films de Verhoeven dresse un constat désabusé de l’humanité à travers le parcours d’une jeune hollandaise obligée de se prostituer pour nourrir sa famille. Les convulsions sociales de la Hollande au XIXème siècle offrent un contrepoint ironique à ce portrait d’une arriviste, copieusement illustré de séquences surréalistes et sarcastiques (disponible en DVD import anglais Tartan)

ROMAIN LE VERN: Le club de la chance (Wayne Wang, 1992)
Très beau mélo de Wayne Wang, tourné juste avant sa période faste Smoke/Brooklyn Boogie dans les années 90, suivant quatre jeunes Chinoises nées aux Etats-Unis et racontant les rapports qu’elles entretiennent avec leurs mères respectives, originaires de la Chine féodale. C’est l’un des plus redoutables lacrymogènes jamais mis en circulation. Et rien que pour cette scène où une des filles dit à sa mère: “Tu ne te rends pas compte, tu n’imagines pas le pouvoir que tu as sur moi. Il te suffit d’un mot ou d’un regard. Et voilà, j’ai quatre ans et je tombe de sommeil tellement je pleure.” (disponible en DVD)

JEREMIE MARCHETTI: Deux Yeux Maléfiques (Dario Argento/George A.Romero, 1990)
Une fois digéré le fait que l’alliance Romero/Argento/Poe n’aboutira jamais au chef-d’oeuvre attendu, Deux Yeux Maléfiques se savoure comme un double épisode des Contes de la Crypte ++ Ni au sommet de leur art mais pas non plus au fond du caniveau, les masters of horror adaptent deux histoires très (trop?) connues de l’écrivain macabre: une vengeance d’outre tombe très EC Comics inspiré de La vérité sur le cas de M.Valdemar et une relecture franchement méchante du Chat Noir. Derrière les fourneaux, Tom Savini y délivre quelques visions traumatisantes de cadavres grimaçants et de sursauts goreux qui valent à eux seuls le détour (disponible en bluray/dvd chez ESC / en VOD sur Shadowz)

GAUTIER ROOS: Happy Birthday: Souhaitez ne jamais être invité (J. Lee Thompson, 1981)
Un classique du slasher dont on parle curieusement très peu. Quand un solide et sympathique artisan (le stakhanoviste J. Lee Thompson, surtout connu pour son tendu Les Nerfs à vif en 1962) se livre à un jeu de massacre de l’Amérique pré-yuppie, ça donne un film bizarroïde, tantôt désinvolte et goguenard, tantôt flippant et élégamment shooté. Un peu à l’image de sa célèbre affiche, quoi: une brochette shish-kebab enfoncée jusque derrière la nuque d’une pauvre victime sur le point de batifoler… Featuring Melissa Sue Anderson, aka Mary Ingalls dans la série qui cassa les pieds des spectateurs de M6 toute leur petite enfance: La Petite Maison dans la prairie. Golden Eighties… (disponible en Blu-Ray chez Rimini Editions)

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